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Concert de Patricia Kaas à la Réunion
le jeudi 3 juin 2004 au théâtre en plein air de Saint-Gilles
 

Avant le départ
12h
. Saint-Pierre, il commence à pleuvoir ...
15h. Toujours la pluie ! Je téléphone au théâtre : plusieurs essais, toujours occupé ... La radio est branchée sur FreeDom, à l'affût d'une annonce éventuelle ...
En route vers Saint-Gilles
16h30. Le temps est noir du côté d'Etang-Salé, nous partons. Les rafales de pluies deviennent plus fortes sur la quatre-voies. Au carrefour de Pierrefonds, c'est déjà le ralentissement traditionnel à l'approche du pont de la rivière Saint-Etienne, mais cela va, c'est encore fluide. Vers Etang-Salé, dans la plaine du Gol, la pluie redouble de violence. Et cela continue, Etang-Salé-les-Bains, c'est toujours pareil. Vers Saint-Leu, cela se dégage, et encore un ralentissement avant la fin de la quatre-voies, et il pleuviote toujours... 
La déviation de Saint-Leu ...
Dans la déviation nord de Saint-Leu, il faut faire attention aux pancartes vers Saint-Denis et aller toujours à droite, sinon on se retrouve en ville : les panneaux indicateurs sont minuscules, et le dernier n'est pas très visible, il se confond dans le décor du panneau publicitaire qui est juste derrière !
Enfin, vers la Petite Ravine, c'est sec ! Mais au loin, c'est noir au dessus de la montagne. 
Le piège de la file de droite ...
Saint-Gilles les Bains - la déviation : encore un qui essaie de me doubler à droite alors que je suis naturellement à bonne allure dans la file de gauche pour aller tout droit - quand va-t-on rectifier cette portion de route (même si on a placé une 

pré-signalisation de puis quelques années), pour éviter à ceux qui ne connaissent pas le coin, et qui sont bien naturellement sur la file de droite, d'être obligés de tourner à droite ? La route du théâtre, sortie à droite, peu de monde. Quelques autos sont déjà stationnées sur le parking du théâtre, à gauche.
Passage à l'Eperon

17h45
. Nous continuons à monter et nous tournons à l'Eperon. L'Atelier de poterie du Margouillat est un des seuls encore ouverts, et plusieurs personnes y sont afférées, travaillant la terre.
Vers le théâtre
18h. Redescente vers le théâtre: j'ose avouer que c'est la première fois que je mets les pieds au théâtre de St-Gilles pour un concert ... J'y suis tout de même allé plusieurs fois, peu après sa construction, mais uniquement lorsqu'il était vide, où lors de festivals de danse USEP. J'ai pu ainsi faire le tour des loges (mais pas celles de stars !), et je connais les accès à la scène par l'arrière. 
Les autos commencent à arriver et les agents de sécurité nous dirigent vers le bas. A la barrière, au niveau de la route, une dame en auto veut absolument entrer pour se garer, c'est la première fois qu'elle vient ici, et n'a pas vu que le parking était plus haut. Une centaine de mètres à pied, c'est l'entrée. 
L'attente ...
18h15. Deux files, à droite "les spectateurs en possession de billets", à gauche la "billetterie". Déjà une bonne vingtaine de personnes attendent, des "pros", coussins plats à poignée à la main, avec le parka, le cabas de provisions et la

bouteille thermos de café... 
Entre les deux, c'est l'allée, la voie royale : une auto arrive de temps en temps, et les gardiens à chaque fois doivent ouvrir le cadenas, retirer la chaîne et ouvrir le portail : chacun glisse un mot au cerbère, des privilégiés qui entrent sans bourse délier ou du personnel technique ? Parfois, ils passent avec le regard droit devant,n'osant pas affronter le regard de la piétaille qui attend au vent. Deux gamines à pied semblant être connues d'un gardien sont happées par le portail entr'ouvert rapidement. Et du vent, il y en a, il souffle de plus en plus fort, le bougre, et la nuit ne le fait pas faiblir, bien au contraire. A son avantage, il semble chasser les nuages vers les Hauts, qui cachent la lune,  il transit les os. Le polaire n'est pas de trop. Et la porte d'entrée ne s'ouvre pas ! Chacun essaie de s'abriter comme il peut. J'envie le monsieur aux cheveux blancs, appuyé nonchalamment contre la balustrade de droite, avec une chemise à col ouvert, imperturbable ...
La fenêtre en arc roman de la billetterie s'ouvre, et quelques-uns se précipitent (je croyais pourtant avoir entendu ce midi que c'était complet) - à moins que l'on fasse ici du sur-booking, comme dans les avions, en tablant sur un pourcentage, qui au dernier moment, ne se présentera pas ...
19h
. Un gardien invite les gens de la file de droite à venir vers la file de gauche, il se produit alors un mouvement de vases communicants entre les deux files, et tous les derniers de la file de droite courent à gauche... 
L'ouverture des portes, les fauves sont lâchés ...
Et c'est l'ouverture des portes, le contrôle des précieux "sésame" à 40 euros pièce, la fouille des sacs, cabas, sacs à dos, tentes, paniers remplis de victuailles - sommaire - on verra quelques flashs partir des gradins au cours du spectacle, sans compter les nombreux portable/appareils photo qui ont fonctionné. Chacun se précipite, mais avec précaution tout de même. Les gradins sont encore loin, mais sans lumière, il serait bête de se tordre une cheville maintenant. Les premiers arrivés s'agglutinent bien entendu sur les premières rangées, au milieu. Nous montons un peu pour être au centre, légèrement plus haut que la scène, à gauche de l'allée centrale qui tourne à cet endroit, dégageant bien la vue sur le devant.
L'heure du casse-croûte
19h15. C'est l'heure du casse-croûte pour nous, avec des sandwichs faits à la maison avec la succulente baguette campagnarde de chez Manciet. A côté, des sachets venant du Quick tout proche émergent, alors que certains redescendent déjà à l'assaut de la buvette, à peine assis, juste le temps d'avoir marqué leur territoire. Et le faut le marquer, son siège durement acquis, car maintenant, c'est la foule qui arrive et chacun est à la chasse du moindre trou dans les travées. Certains ont été malins, ils ont envoyé en avant-garde deux ou trois qui se sont dévouer pour réserver la place des autres, qui eux, arriveront juste à l'heure. Et commence le défilé au travers des allées des porteurs de verres de coca, de bière, de barquettes de bouchons ...
19h30. C'est le pique-nique général.  Chacun s'installe confortablement, avec ses coussins, et on en verra passer, des "SFR", rouges, des "Orange", oranges, de véritables oreillers parfois, qui seront placés en dessous, ou comme dossiers ...
Et toujours du vent ! Certains ont même la capuche du coupe-vent sur la tête. 
19h45. Il ne reste plus que quelques gradins libres, tout en haut, sur les ailes ... 
Donc, certains n'hésitent pas à commencer à s'asseoir dans l'allée du milieu, obligeant les porteurs de victuailles à slalomer à leur risque et péril ... Une dame va presque s'asseoir sur mes pieds, sans gêne aucune. Un gamin, juste devant nous, semble lire dans un grand cahier, mais révise-t-il une leçon pour demain ou le répertoire de Patricia ? En attendant, on peut admirer le décor, des palmiers en pot en arc-de cercle, éclairés par le dessous, les palmes constamment agitées par la brise.  Pas de chance, j'ai deux fumeurs à côté de moi, qui vont griller plusieurs cigarette tout au long de la soirée, heureusement il y a le vent. 
19h55
. Essai des fumigène  sur la scène, et cela tourbillonne ! 
Puis les lumières des pylônes d'en haut faiblissent et s'éteignent...
 


Le spectacle ...
20h01
. Noir complet -mais la lune est pleine ce soir - des ombres se glissent devant nous. Brutalement, des projecteurs bleus, du fond de la scène, vers le public, qui aveuglent, une musique extra-terrestre, avec des basses à faire vibrer le béton des gradins .... Un retardataire de la buvette, qui monte à tâtons avec des verres à la main, coupe la vision globale et sabote l'instant... et les voici, tous les sept sur scène, qui attaquent tambour battant "D'Allemagne" avec Lili Marlène....  Applaudissements. Puis un "merci", une évocation du trac du début de tournée, même si elle souligne que c'est déjà son quatrième (et dernier) concert ici, et elle va enchaîner pour deux heures pile sans discontinuer, sans temps morts, juste une courte pause musicale après 50 minutes, et un premier rappel pour deux chansons "L'aigle noir", "Quand on n'a que l'amour" de Brel, et encore un deuxième et dernier rappel, tout de même... 
Et il faut en avoir du courage, pour chanter dans ces conditions là. Elle ne lâchera son manteau (en fausse fourrure, il faut espérer) qu'après une bonne demi-heure, puis quand elle voudra le remettre - il a été récupéré par un technicien au pied de la batterie - un spectateur lui lancera un foulard .... que Patricia gardera quelques minutes à la main pour ensuite le déposer au pied d'un micro. Un technicien lui rapportera son manteau, et Pascal, un des guitaristes, l'aidera à le remettre, d'abord juste sur les épaules, et dans la précipitation, elle va rater la mesure de départ de "L'abbé Caillou"... et en s'excusant, elle demandera en anglais aux musiciens la reprise au début du morceau.
Et le vent qui s'en mêle ...

Patricia doit affronter le vent et la fraîcheur d'un hiver précoce. Elle le dira d'ailleurs "on va essayer de ne pas s'envoler", "j'ai du vent plein la bouche", un spectateur lui criera alors plusieurs fois "un petit rhum !". Plutôt un bon jus de citron galet avec du miel serait plus efficace ! Elle enlève, remet, puis enlève de nouveau son manteau, revient ensuite au rappel avec la veste du clavier ... 
Le vent lui joue des tours, malgré les pinces à linge, les feuillets, sur le pupitre, volettent, se retournent, elle tente désespérément de replacer les pinces à linge ...
La position et la hauteur du pupitre
Pascal tente également d'intervenir, mais rien n'y fait. Le pupitre, justement : au début, il est placé (trop) devant, à hauteur de poitrine, et Patricia semble se réfugier derrière lui lors des chansons "nouvelles", elle dit d'ailleurs d'elle-même qu'elle en a besoin, et ensuite, après son enlèvement tardif par un technicien, le pupitre revient sur scène nettement surbaissé, et tout de suite, l'effet général change ... L'objet, qui semblait faire écran entre le public et la chanteuse, paraît avoir disparu du champ visuel ... C'est peu de chose, mais cela frappe. 
Et les chansons s'enchaînent : "Mon mec à moi", Entrer dans la lumière", Il me dit que je suis belle", "Ceux qui n'ont rien", Je voudrais les connaître", "Où sont les hommes", "Je ne veux plus te pardonner", "J'en tremblerai encore", "Je t'aime, je ne t'aime plus", "C'est la faute à la vie", "Je le garde pour toi", "Ma blessure", "Des regrets", "Tu pourras dire", "Peut-être que peut-être", "Une question de temps" ...
Alternance de succès confirmés et de chansons nouvelles, chansons rythmées au début, puis chansons plus douces - il faut pouvoir baisser le rythme, c'est normal - puis remontée en puissance pour un feu d'artifice final. J'aurais peut-être préféré davantage d'alternance entre les deux, mais cela aurait obligé les musiciens à un ballet incessant de changements d'instruments ... mais ce sont toujours des textes qui ont du sens, chantés d'une voix rauque, profonde, sans artifice, ni choeurs de soutien en arrière et qui ne va pas faiblir du début à la fin !

Les musiciens
Leur présentation va être faite en chantant et en musique. Pascal, cheveux longs bouclés, qui jongle d'une guitare électrique à une acoustique, paraît le plus "complice" des six, toujours en connivence avec la chanteuse,  il chante d'ailleurs en duo avec Patricia "On pourrait", à la place de Stephan Eicher, et on peut le voir sourire tout le temps, c'est important, il montre qu'il paraît content d'être ici ! Son canon, en psalmodiant "My Lord" est également remarquable ...
Diabolo, un petit, trapu, placé côté cour, est constamment debout derrière son clavier, il fait les accords "de fond", se démène sans arrêt, fait des solos d'harmonica époustouflants à plusieurs reprises, "Quand Jimmy dit" ...,  rythme le tempo sans cesse, au tambourin, avec les pieds, les mains, incite le public à participer... c'est lui qui paraît être le plus à l'aise et le plus communicatif. Le clavier côté jardin, lui, semble plus impersonnel, toujours imperturbable, les yeux souvent rivés sur le clavier, très appliqué, et ce n'est que vers la fin qu'il commencera à "bouger", peut-être moins contracté ? 
Idem pour le batteur, au centre, surélevé, à l'arrière,
lui aussi très appliqué, mais ne regardant que très peu le public, hé, oui, cela se voit très bien, même d'en haut. Très beau solo, où, toute l'attention étant portée sur lui, il s'éclate, il lance ses baguettes très haut en l'air pour en saisir d'autres avec une grande dextérité, sans casser le rythme ...
Les deux autres aux guitares, ils voudront bien m'excuser de n'avoir pas saisi convenablement leur nom au passage, font également des changements de guitare ultra-rapide, celui au foulard est plus effacé, très sobre, il est mis en valeur au moment où, avec un temps de retard (voulu ?), il est applaudi quand il aide galamment Patricia à se relever lorsqu'elle finit la chanson complètement étalée sur le dos. 
La dernière guitare, grand, cheveux longs, est un peu plus communicatif, et lui aussi jongle avec les changements d'instrument.
Aimez-vous le blues ?
Le dialogue avec le public se poursuit : "Aimez-vous le blues ?" va introduire "Mademoiselle chante le blues", le micro est tourné vers les gradins pour une reprise en coeur du refrain, puis c'est " C'est les femmes qui mènent la danse", "Toute la musique que j'aime" de Johnny, ... L'assistance est invitée à se lever - ici, pas de grands mouvements de foule et pas d'hystérie- à part quelques sifflets suraigus venant régulièrement des hauteurs, le public est plutôt composé de "jeunes" déjà âgés, et de beaucoup moins jeunes, et d'une minorité de collégiens, de collégiennes surtout, qui vont au premier rang,  tendre les bras pour pouvoir frôler la main de leur idole qui balaie avec le bras tendu  tout l'avant-scène de gauche à droite par deux ou trois fois. Et un agent de sécurité, particulièrement robuste, arrive pour se placer les bras croisés, tout en bas à gauche au pied de la scène, au cas où ... mais il n'aura pas à intervenir !
Patricia se défonce, elle saute,  trépigne et écarte les bras - son bracelet lui échappe et vole en l'air, mais la clé qu'elle porte en collier résistera-, elle s'agenouille, s'étale sur le dos, marche de long en large, se retourne régulièrement vers ses musiciens - les fils de l'oreillette en plein milieu de son dos pourraient être mieux dissimulés-, elle rentre les pieds en dedans, c'est saisissant,
-on voit ses bottes quasiment les pointes se faisant face, elle semble tellement imprégnée par le texte qu'elle chante, et elle gère toujours parfaitement les menus incidents en direct. Et toujours, après chaque salve d'applaudissements, un "merci" appuyé, mais prononcé presque timidement, comme si elle était confuse de son succès, et tout de suite, après un temps d'arrêt, toujours une phrase percutante, adressée vers la droite, la gauche, le fond, ou juste au premier rang,  pour des amoureux, "Ma liberté contre la tienne"... et elle est particulièrement acclamée lorsqu'elle annonce sa chanson autobiographique "Une fille de l'Est".
La lumière
On devrait pouvoir deviner les titres rien qu'à l'éclairage -lumière violette, pour "La nuit est mauve", pas d'excentricités superflues, pas de zapping inutile et usant pour les yeux, pas d'hésitation dans le projecteur qui suit la chanteuse, juste au moment du rappel, on sent qu'il a quelques secondes de retard à réagir ... Les éclairages, comme les fumigènes contribuent à l'atmosphère générale, d'ailleurs le vent fait monter en tous sens sans réelle précision.
Le son
Bien entendu toujours trop fort à mon goût, -d'ici quelques décennies, et même avant, nous aurons des générations de sourds précoces.... et tout le monde aura encore perdu une parcelle d'acuité ce soir, la balance voix/musique étant limite en défaveur de la voix lors de certains morceaux très rythmés,  rendant parfois le texte difficilement compréhensible, mais les instruments solistes sont toujours parfaitement perceptibles.  

Les rappels ...
21h 40. Premier rappel, après quelques minutes... "L'aigle noir", "Quand on a que l'amour".
21h 55. Deuxième rappel ... une dernière ...
22h. C'est vraiment fini, cette fois. Les lumières se rallument  sur les gradins, les clameurs se sont tues, la foule s'écoule lentement vers la sortie. Il faut retomber sur terre. "Je dois me lever à six heures demain" rappelle une prof à sa voisine.
Et on découvre alors l'étendue du travail qui attend le service de nettoyage : papiers divers, verres en plastique jonchent les travées....Une espèce d'oreiller est resté, tout seul, oublié sur un gradin.  Déjà les techniciens, sur la scène, dans la pénombre, démontent le matériel.
Le trajet jusqu'à la sortie est toujours aussi peu éclairé, même avec la pleine lune. Un goulot d'étranglement se produit au niveau du portail - pourquoi l'ouverture sur un seul côté ?
Le retour
Chacun essaie de retrouver son véhicule ... et tente de sortir du parking. Il faudra patienter d'abord à un premier panneau "stop", à l'intérieur même du parking, puis à un deuxième sur la route, des autos sont encore garées sur le zébra central dans la descente vers Saint-Gilles, mais la circulation redevient vite fluide. Rien à signaler, sauf juste dans les virages avant l'Etang-Salé les Bains, une auto en WW nous double, en traversant allégrement la ligne jaune, et m'oblige à freiner brutalement pour qu'elle puisse se rabattre devant moi, car des phares débouchent juste en face... Et peu avant l'arrivée à Saint-Pierre, le crachin reprend, il est 23h10.

Quatre concerts à Saint-Gilles, tous complets, un spectacle qui paraît bien au point pour le néophyte que je suis, mais gageons que ce séjour à la Réunion aura été l'occasion de tester cette nouvelle tournée, dans des conditions difficiles, et sera ainsi l'occasion de fructueuses mises au point et réglages éventuels pour les concerts ultérieurs.

Le mercredi 9 juin 2004 vers 15h45, Antenne Réunion a consacré  une émission d'environ 30 minutes à Patricia Kaas - un entretien et des séquences tournées lors de quelques chansons du premier concert - il y faisait nettement moins froid et le vent n'était qu'une petite brise !

 

 
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