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 Le Nez Coupé de Sainte-Rose,
vers la plaine des Osmondes ...

Lire également : Le Nez Coupé de Ste-Rose, balcon sur l'éruption du 26 décembre 2006

Piton de la Fournaise et Formica Léo

Vendredi 14 janvier 2005, rendez-vous au gîte du volcan pour une randonnée classique vers le Cassé de la rivière de l'Est puis la remontée vers le Nez Coupé de Sainte-Rose, avec un retour le long du rempart vers le Pas de Bellecombe.
Mais la météo va en décider autrement, car dès 7 heures, une épaisse couche de nuages recouvre tout le secteur, depuis les rampes dans la forêt de cryptomerias, et la pluie redouble de vigueur.
Nous attendons donc au gîte ... en espérant une accalmie, prédite par la météo pour le milieu de la matinée. La pluie va devenir moins persistante puis s'arrêter, nous en profitons pour gagner le Pas de Bellecombe, où le rideau n'est toujours pas ouvert ! Vers 11 heures, la couche semble moins épaisse, une éclaircie semble se dessiner, l'air devient moins frais. Nous en profitons pour déjeuner. Des zones de ciel bleu apparaissent, et le soleil déchire les nuages. Le Formica Léo, la chapelle de Rosemont, puis le sommet du Bory apparaissent tour à tour...

<<< Peu après le départ du sentier, à la perpendiculaire du Formica Léo. Au fond, le sommet du piton de la Fournaise.

Il faut être patient ...
A 12h25, nous nous mettons en route par le sentier qui monte directement du gîte vers le Pas de Bellecombe, atteint après 15 minutes de marche. Là, nous descendons le sentier le long du rempart sur quelques dizaines de mètres, jusqu'au "dyke", à droite, cette ancienne fracture remplie par une montée de magma, désormais solidifié. Le Formica Léo est à nos pieds, et le Bory est bien visible dans le même axe. A 13 heures, nous arrivons au croisement du sentier et de la piste 4x4. A 13h15, un premier promontoire. Au loin, le Nez Coupé est toujours dans les nuages ...

Du piton de Partage (ou piton Sale), vers l'ouest. Le sommet du piton Chisny dépasse légèrement du rempart de l'Enclos, à la verticale du Formica Léo.                                                  >>>

Piton de Partage
Piton de Partage

Le piton de Partage
A 13h20, après 40 minutes de marche depuis le Pas de Bellecombe, au milieu d'une herbe verte, le long de brandes verts et blancs, des fleurs jaunes, voici le piton de Partage avec son grillage rouillé - style "parc volailles" -  amarré avec des pieux. Il avait été installé lors de l'éruption du Kapor pendant laquelle des centaines de personnes étaient venues admirer le spectacle, du haut d'un véritable balcon sur l'Enclos Fouqué. Une antenne de la gendarmerie complète le décor. Derrière nous, le piton des Grands-Bois et le piton de Coco émergent du fond de la rivière de l'Est. 

<<<    Vers l'ouest, entre le Piton de Partage et le Nez Coupé de Sainte-Rose.

Nous suivons toujours le bord du rempart, la vue vers le piton de la Fournaise est souvent cachée par les brandes, mais régulièrement, des trouées permettent de s'approcher à l'extrême bord du rempart, sans aucune protection, vers un à-pic de plus de 150 mètres. 
En se retournant, au dessus du rempart de l'Enclos Fouqué, le piton Chisny, le Demi-Piton dépassent légèrement, masses rouges se détachant de la grisaille verdâtre des brandes du rempart. A 13h45, nous arrivons à la perpendiculaire du Kapor. Sur notre droite, 300 mètres plus bas, le sentier du fond de la rivière de l'Est serpente vers l'abri du Camp Marcellin et le Cassé vers la prise d'eau des Orgues. A 14h10, un beau soleil, le Nez Coupé est visible en face de nous. 

Vers le nord-est, au loin, la crête de la seconde caldeira, le rempart de la rivière de l'Est.                                       >>>

Rempart de la rivière de l'Est

La végétation change progressivement, les brandes deviennent plus hauts, des cannes marron apparaissent, puis nous traversons une zone de calumets (le piton des Calumets est un peu plus bas !), le sol tapissé des longues feuilles sèches étroites nous indique la présence de tamarins des hauts aux troncs torturés typiques, nous progressons par une succession de petites montées et descentes. 
De nombreux oiseaux, peu farouches, nous suivent, des tec-tec ? Puis ce sont des marches franchement en descente. Un court replat, et enfin, nous attaquons les marches de la dernière remontée vers le Nez Coupé. A 14h25, nous sommes à la bifurcation avec le sentier vers le Cassé de Ste-Rose. Un pull gris y est étalé sur des brandes.

Nez Coupé de Ste-Rose Vers la Plaine des Osmondes

                                         La vue vers la plaine des Osmondes

<<<   Au loin, le Nez Coupé de Sainte-Rose, qui émerge de la couche des nuages.

Vers la Plaine des Osmondes

Le cassé vers la plaine des Osmondes

Le Nez Coupé de Sainte-Rose
A 14h30, c'est le sommet du Nez Coupé de Sainte-Rose, une plaque de lave émaillée y est posée : "Altitude 2078 m - septembre 1988 - atelier Martin Mozac à Riom". C'est une table d'orientation, où l'on retrouve toutes les coulées et les pitons, mais elle n'est plus à jour, bien entendu ! Installés par l'Observatoire, de grosses boîtes métalliques contenant divers instruments, des panneaux solaires sont dispersés. A l'écart, intégrés dans la végétation, les émetteurs de téléphonie mobile sont installés avec un réel souci de camouflage.

Les Grandes Pentes
Nous profitons de nombreuses trouées dans les nuages pour admirer le début des Grandes Pentes, mais malheureusement, la plaine des Osmondes elle-même ne se découvre pas. Au mieux, nous apercevons les gigantesques éboulis du rempart à ce niveau. Le piton de Jouvancourt, à 4 kilomètres plus bas à vol d'oiseau, est toujours désespérément dans la masse cotonneuse. 
 

A nos pieds, la cabane, puis plus au sud-est, au cassé des Grandes Pentes, une multitude de fissures grisâtres, de petits cratères égueulés aux couleurs variées, du jaune soufre au rouge profond, au milieu de zones verdâtres de branles qui ont échappé aux coulées de gratons, les laves aa. Nulle trace humaine, si ce n'est que le balisage de points blancs qui va au Kapor, avec la ligne damée par les marcheurs dans les gratons, plus claire, qui traverse une coulée sombre. Puis soudain, vers le sud-est, le bleu apparaît, au-dessus, c'est la mer, et pendant quelques minutes, nous allons distinguer la côte, à l'emplacement d'une coulée qui se jette à la mer (mais laquelle ?), avec une bordure d'écume blanche qui tranche avec la ligne verte de la forêt, de chaque côté. Ce sera une apparition fugitive, mais qui nous aura permis de mieux apprécier la distance entre nous et la côte ... Et à aucun moment, nous aurons l'occasion d'entrevoir le piton de Crac.

Enclos Fouqué et piton de Partage

Vers l'ouest, du sommet du Nez Coupé de Sainte-Rose. Les deux caldeiras: au premier plan, l'Enclos Fouqué, et au fond, le rempart de la rivière de l'Est

Au-dessus du rempart de la rivière de l'Est, émerge le sommet du Piton des Neiges ...

Retour, le soleil dans les yeux
A 15h25, nous entamons le retour vers le Pas de Bellecombe, avec le soleil en face. Une descente d'abord pour mieux remonter ensuite ! C'est à cette heure, avec un soleil rasant, que les moindres accidents du relief dans l'Enclos se révèlent. Les branles, au fond de l'enclos, prennent des allures de forêt impénétrable. Les points blancs du balisage de secours se détachent, dans les zones de branles, des coulées de gratons ou des simples dalles. Après 1 h et 10 minutes, à 16h35, nous voici de nouveau au piton de Partage. Vers le nord-ouest, le sommet du Piton des Neiges se détache au-dessus du rempart de la rivière de l'Est. Tout en bas, vers la Savane cimetière, les pâturages en vert plus clair, puis plus à gauche le gîte du volcan, la rondavelle du Pas de Bellecombe, le parking.  

Nous sommes en face du Puy Mi-Côte, curieusement entouré d'une écharpe de coulées de laves en gratons de chaque côté, sorties de la faille longitudinale, juste au-dessus de lui, et qui apparaît en gris clair. A sa gauche, le piton Célimène, puis le Kapor, le costaud. A 16h50, nous reprenons notre marche vers le gîte. A la bifurcation, nous prenons à droite la piste 4x4 qui semble se diriger plus directement vers les toits ... Apparence trompeuse !  Elle rallonge la marche, et bien souvent elle oblige à marcher dans une pierraille qui roule traîtreusement sous les pieds. C'est une perte de temps, elle descend d'abord vers le gîte, mais remonte ensuite brusquement presque jusqu'au Pas de Bellecombe pour couper très haut le sentier emprunté à l'aller du Pas de Bellecombe au gîte. Il est 17h35.

Piton de la Fournaise

Sur le chemin du retour, à droite, le puy Mi-Côte, piton remarquable, masse claire, entourée d'une écharpe sombre de gratons issus d'une faille longitudinale en amont.

Plaine des Sables

  <<<     Du Pas des Sables, vers l'est : en enfilade, la plaine des Sables, le piton Chisny, et la silhouette du piton de la Fournaise.

A lire :
Le guide du Piton de la Fournaise (Jean-Luc Allègre)  pages 92-93  - Le rempart de Bois Blanc, par le sentier de la Cage aux Lions (actuellement fermé en raison des éboulements du rempart)
Les plus belles balades à la Réunion (UFOLEP - Les créations du Pélican)  pages 126 - 127   -->   8 km aller-retour, 4 heures

Lire la randonnée de nuit au Nez Coupé lors de l'éruption du 26 décembre 2005
sortie du 14/01/05 Aller Retour
gîte/ Pas de Bellecombe
2250 m  >> 2353 m
15 mn 45 mn
(par la piste 4x4)
Pas de Bellecombe/
Piton de Partage
2353 m >> 2361 m
40 mn
Piton de Partage/
Nez Coupé de Ste-Rose
2361 m >> 2078 m
60 mn 1h 10
total (sans les arrêts) 1h 55 1h 55
photos a.m.

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