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Dans la forêt de Bébour - Bélouve ...

Météo optimiste la veille, confirmée le matin par un ciel dégagé sur les Hauts, et qui le redeviendra en fin de journée, c'est un jour pour aller à la Plaine des Palmistes, il faut en profiter !
La montée à la plaine des Cafres se fait rapidement, les kiosques de Bourg Murat préparent leur exposition de palmiers et de plantes succulentes, un ferronnier cherche à décharger sa cargaison de porte-plantes, un édifice savamment constitué ... 
C'est ensuite le Tournebroche, la statue de St-Expédit, les sources Reilhac, la Soucoupe Volante, quel dommage cet enclos en barres de ferraille rouillée, qui gâche un premier plan sur les vaches broutant sur fond de Piton des Neiges ... Voici le col de Bellevue et la plongée vers le Bras des Calumets, avec le Gros piton Rond, et à gauche, la Petite Plaine, par où nous transiterons.
Quelques autos déjà garées sur les aires de pique-nique dans la Petite Plaine, c'est évident qu'il vaut mieux se lever tôt pour avoir un kiosque ! Quelques vendeurs de goyaviers présentent leurs assiettes devant les maisons. Le verger de Monsieur Delattre affiche une pancarte : cueillette à partir du 1er juin.

Le piton des Neiges et le piton de Bébour (devant)

<<<   Voici les lacets vers le col de Bébour (1414 m), enchâssé au pied du piton de la Plaine des Cafres (1639 m), sur la crête duquel zigzague la variante du GR2 venant de la plaine des Cafres. L'étroit défilé franchi (attention aux éboulis, les nombreux filets le rappellent), de nouveau, le piton des Neiges nous domine de ses 3070 m, avec au premier plan, à gauche, le piton de Bébour (1696 m), dont nous ferons le tour dans l'après-midi. Au dessus, qui dépasse de peu la ligne du rempart du cirque de Cilaos, le coteau Kervéguen, et un éperon rocheux  culminant à 2478 m, au débouché du GR R1, où naît la rivière des Marsouins ... A l'arrière de ce pic, se niche le gîte du piton des Neiges, à 2 479 m, à la toiture brillante, lieu de passage obligé avant d'attaquer les cinq cents derniers mètres de l'ascension finale ...

Ne vous attardez pas au point de vue du col de Bébour, avec sa table d'orientation, nous descendons en laissant à notre gauche la route forestière 22 de Duvernay, bétonnée, et actuellement en travaux, qui permet aux randonneurs de s'avancer vers le Coteau Maigre, sur la route du Piton ... Pas d'arrêt pour le moment au niveau du sentier du piton de Bébour, ni au pont sur la rivière des Marsouins, ni à la route forestière 3 vers le point de vue sur Takamaka ... Nous nous dirigeons directement vers le coteau Monique et le Mazerin, à 2092 m, à droite. Ouf, la barrière est ouverte (fermée le week-end, se renseigner sur les horaires), et nous poursuivons jusqu'au parking du gîte, situé à moins de 400 mètres du rempart sur Salazie, avec Hell-Bourg à nos pieds. Ne manquez pas de visiter la Maison du Tamarin et d'admirer le téléphérique lontan ...            >>>

Le cirque de Salazie, vu du gîte de Bélouve

Un des barrages de Takamaka

On entend les discussions des randonneurs dont les rumeurs montent vers le gîte, partis gran matin d'Hell-Bourg par le GR R1. Nous faisons demi tour à regret, contemplant une dernière fois le sommet de la Roche Écrite, à 2276 mètres, à gauche (photo précédente). Laissons le sentier du Trou de Fer à gauche (3 heures de route), puis nous nous dirigeons vers le téléphérique de l'usine de Takamaka, par la route forestière 3, dont des secteurs en pente ont été goudronnés ou bitumés. Quelques dizaines de mètres seraient à combler pour qu'elle soit parfaitement carrossable. Au terminus de la route, un sentier part vers St-Benoit par l'Ilet à Bananes (je croyais que l'itinéraire avait été fermé - à vérifier). 
<<<   Plus d'un millier de mètres plus bas, à l'arrivée du téléphérique, le barrage de Takamaka 2, construit en 1986, noyé dans la verdure vers 800 mètres d'altitude, avec son lac de retenue, précédé des cascades de la rivière des Marsouins ...

Plus vers l'amont, le barrage de Takamaka 1, construit en 1964, est également relié à l'usine hydroélectrique enterrée  par des galeries souterraines de plus de 4 km. Cette rivière des Marsouins, nous la retrouvons peu après en amont, pratiquement à sec, au gré du passage de la route à moins de deux cents mètres d'un dénivelé d'une bonne centaine de mètres, propre à la descente (les deux côtés sont équipés d'ailleurs), au saut de la caverne des Hirondelles à 1300 m. En exactement deux kilomètres, la rivière capte donc une multitude de petits affluents et les eaux d'infiltration de tout le massif ...  Sur la vue ci-contre, on distingue  en bas de la photo, vers la droite, le saut lui-même, puis en haut, la végétation à flanc d'un rempart vertical, et à gauche, tout en bas, les galets arrachés aux parois et roulés dans le lit ...     >>>

Le fond de la rivière des Marsouins, vu du saut dela caverne des Hirondelles

Vue de la la vallée de la rivière des Marsouins, vers l'aval

<<<   Vue vers l'aval de la rivière des Marsouins, du saut de la caverne des Hirondelles (à ne pas confondre avec la caverne du bassin des Hirondelles, situé plus à l'Est. Du pont au saut, il y avait autrefois une trace, sur la rive droite, signalée sur la carte IGN, mais actuellement, au fil des crues, elle ne semble plus exister. Il faut donc passer en rive gauche, en sautant de blocs en blocs, en restant en hauteur. Naturellement un itinéraire à emprunter qu'en période sèche ... en gardant à l'esprit qu'un éboulement soudain en amont pourrait déclencher l'arrivée d'un vague impossible à contrôler.

Au niveau du pont, en rive gauche, au milieu d'un gazon, quelques arums s'épanouissent ... Bien entendu, ils sont mieux ici que dans un pot chez vous ... La cueillette est interdite et d'ailleurs leur approche est difficile, les roches camouflées sous la traînasse sont particulièrement traîtres ...

Au pied du pont sur la rivière des Marsouins, des arums ...

Le sentier autour le piton de Bébour : un bois d'hosto

Moins de 2 kilomètres plus loin, sur la droite, c'est l'entrée du sentier du tour du Piton de Bébour, près du pont sur le bras Cabot. Ce sentier, créé par l'ONF et agrémenté de pancartes recensant diverses espèces, après un parcours plat jusqu'à la bifurcation, monte d'abord en pente douce (prendre à droite), pour contourner le piton dans le sens contraire des aiguilles et revenir vers son point de départ en légère descente après 1h 30 à 2 h de marche.
Successivement, nous découvrons le bois de joli coeur, le petit mahot, le bois de gaulette ...
Voici un bois d'osto ... (c'est la pancarte qui le dit)

Voici un tan Georges ...  puis un bois de Laurent Martin, un bois de nèfle, un bois de raisin, un bois de fleur jaune, un losto café, un bois maigre, un mapou, un tan rouge ...       >>>

Un tan georges

Un change écorce

<<<  Un change écorce, reconnaissable aux nombreux lambeaux d'écorce qui se détachent de son tronc ... ici, c'est facile !

Est-ce un Terpsiphone Bourbonnensis, un zoiseau la vierge 
Un peu plus loin, vous aurez reconnu le bec orange d'un merle pays, mais sans réussir à le photographier ...  Une papangue, au dessous des ailes blanc, va planer au dessus de vous. Vous êtes maintenant au Sud du piton de Bébour, dont vous ne verrez jamais le sommet, caché par la végétation. Seules quelques trouées vous permettront d'entrevoir le rempart et le col de Bébour    >>>

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le catafaille blanc

<<<   Un catafaille blanc ...
La vigne maronne est également présente ici et possède son écriteau, de même que la canne marronne !

Un fanjan femelle (le plus gros), dont on fait les pots, et un fanjan mâle ...  Tout le long du sentier, on marche d'ailleurs sur une succession de plaques de fanjans, qui absorbent l'humidité en période de pluies, plaques prélevées sur les arbres environnants.   >>>

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Du gîte de Bélouve au Trou de Fer

Deux fanjans, mâle et femele

photos a. m.

 
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