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Visite à l'usine sucrière du Gol à St-Louis

La visite de sites industriels est en vogue depuis quelques années. Elle participe à la promotion de l'image des entreprises et peut même être parfois une source de revenus annexes. L'usine sucrière ne déroge pas à cet engouement, puisqu'une récente offre d'emploi proposait un CDD d'animateur de visites afin de répondre à la demande croissante (juillet 2005).

Ancien moulin, devant les bureaux

<<<   Rendez-vous devant une petite case à proximité des bureaux, où tout d'abord un DVD  présente les différentes étapes de la fabrication du sucre. Après lecture du panneaux des recommandations (ne pas faire la visite en cas de gastro-entérite, par exemple !) et contrôle de la tenue vestimentaire (baskets aux pieds, appareil-photos avec bandoulière, lunettes avec cordon, etc.), la troupe de visiteurs se met en route ...

 >>>  Coiffé d'une charlotte et d'un casque, chacun se dirige vers la plate-forme de réception en suivant l'animatrice armée d'un porte-voix et de bouchons d'oreille ...
C'est d'abord un arrêt à la balance, avec la pesée du véhicule chargé, au prélèvement par la sonde, pour l'analyse par le CTICS (Centre technique Interprofessionnel de la canne et du sucre), placée en biais, l'un des neuf points possibles de sondage étant automatiquement choisi par l'ordinateur, au déchargement sur la plate-forme, l'agriculteur montant sur son chargement pour accrocher les anneaux des chaînes au palan, à la pesée du véhicule déchargé ...

Le prélèvement par la sonde, pour le calcul de la richesse
Les cannes s'accumulent sous les portiques

<<<   Sous les portiques s'entassent déjà quelques centaines de tonnes de cannes, qui sont régulièrement repoussées par les grappins des tracteurs, tandis que d'autres grappins, se déplaçant sur les portiques, saisissent d'énormes chargements qu'ils vont déposer un peu plus loin, au-dessus d'un tapis à chaîne, qui entraîne les tiges vers les coupe-cannes.

  >>> De l'autre côté, ce sont les cachalots dont le chargement d'une vingtaine de tonnes de cannes avance lentement sur le tapis roulant placé au fond du caisson vers la fosse de réception ... Les cachalots qui transportent des cannes déjà tronçonnées aux champs par la coupeuse mécanique vont décharger un peu plus en avant dans la chaîne, après le coupe-cannes.

Déchargement d'un cachalot
Shredder pour le défibrage

<<< Les cannes, après avoir été coupées, sont défibrées par le shredder, avant d'atteindre un premier moulin ... 

Entrée à l'intérieur de l'usine, il faut souvent tendre l'oreille pour saisir les explications qui sortent du porte-voix ...

  >>> Sous la batterie de moulins à rouleaux, où la pression peut atteindre 500 tonnes, le vesou s'écoule. La bagasse est alors envoyée vers la centrale thermique du Gol, toute proche, pour être brûlée et produire de la vapeur, renvoyée à la sucrerie et destinée à faire tourner des alternateurs pour l'obtention d'électricité vendue à l'EDF.
Le vesou est chauffé et mélangé au lait de chaux, puis réchauffé de nouveau et dégazé, ce qui provoque la précipitation des particules en suspension dans le jus. C'est pour cela que l'industrie sucrière faisait autrefois une grande utilisation des coraux morts dans le lagon, ramassés sur les zingad (ces radeaux en mâts de chocas) et brûlés dans les nombreux fours à chaux ...

Moulin
L'écume

<<< Après le chaulage, le jus passe dans les décanteurs, où les particules alourdies vont se déposer dans les plateaux, pour former les boues. Le jus clair, en surface, va être filtré.  Les boues vont être récupérées et passer sur ces grands rouleaux à filtres constellés de trous minuscules. A l'intérieur, le vide aspire le dernier jus qu'il est encore possible de récupérer, tandis que l'écume est détachée par une raclette en bas du cylindre, et sera ensuite épandue dans les champs.

>>> Le jus clair est concentré avec de la vapeur. Progressivement, il perd de l'eau, et devient du sirop. Il s'agit maintenant de transformer ce sirop en cristaux de sucre, toute une alchimie ... Il faut l'ensemencer avec des grains de sucre de très petites dimensions (10 microns) pour déclencher la cristallisation. Les cristaux vont grossir dans les "cuites". Attention, c'est tout l'art du cuiseur, il ne faut pas fabriquer du caramel ...  La masse cuite est un mélange de grains et de liqueur, qui va être refroidie dans les malaxeurs, puis turbinée pour séparer les cristaux. La liqueur est reprise de nouveau pour une récupération du sucre résiduel. 

La cuite
Sucre B

<<< Enfin, la mélasse est envoyée à la Rivière du Mât pour distillation, car il n'y a plus de distillerie au Gol ... Le rhum obtenu retourne ensuite au Gol pour être vieilli en fûts de chêne ... et repartir à la Rivière du Mât pour la commercialisation.

Le sucre B, déjà délicieusement parfumé, sera de nouveau mélangé au jus afin d'obtenir une nouvelle cristallisation et ainsi récupérer le maximum de sucre ... 

Le sucre est séché, dans une salle aux conditions d'hygiène strictes (voir le panneau à l'entrée !) et acheminé vers le conditionnement, pour la production locale, ou en silo pour l'exportation.

>>> Le sucre C, le galabé, le meilleur, encore rempli de mélasse, dommage qu'il ne soit pas commercialisé ! 

Sortie de l'usine pour revenir à l'accueil. Les casques sont déposés et l'animatrice distribue des sachets de sucre en poudre avant de répondre aux questions.

Sucre C

Autrefois, à certains endroits, on pataugeait littéralement dans le sucre, l'atmosphère était collante. Ce qui est frappant dorénavant, c'est la propreté des lieux, la présence de nombreuses poubelles et de pancartes rappelant la nécessité d'une hygiène rigoureuse. Le sucre fini, qui auparavant était accessible le long du tapis roulant, ne l'est plus maintenant ... tout est fermé. 
Désormais, l'informatique pilote l'usine, et les cuiseurs sont devant leurs écrans dans une salle climatisée et insonorisée ...  et même si les manomètres sont toujours là, aux moulins, au pied des tours, il n'y a plus personne à proximité, les coursives sont vides !
Une visite instructive, l'animatrice indique l'essentiel, tout est compréhensible, même pour un profane, certains pourraient aimer avoir des considérations historiques, ou plus techniques, et l'idéal serait d'avoir directement les commentaires  dans des écouteurs placés dans le casque ...

Août 2006 : la visite guidée de l'usine vient de recevoir le label Réunion qualité tourisme ...

Dossier canne à sucre

 Août 2007 :   Plates-formes sucrières du Grand Sud  
Attente à la balance des Casernes  
Plate-forme des Casernes : le ballet du déchargement des remorques 
Forum des métiers de l'agroalimentaire à Terre-Sainte - juin 2008
L'agroalimentaire embauche !  

Une balade en charrette boeufs Gran zoug 
avec Sandy, le charretier de Basse-Terre,
le complément indispensable à la visite de l'usine sucrière du Gol
La canne, de la plantation à la récolte ...

http://www.charretteboeufreunion.com/

Découvrir l'usine sucrière Léonus Bénard, dans les années (19)70 
La canne à sucre, au temps des charrettes

Réservation et renseignements pour les visites
tél: 02 62 91 05 47      
        visitesucrerie@gqf
Tarifs         Adulte : 5 euros,   enfants : 3 euros          Age minimum : 7 ans 
Visites de nuit depuis la campagne 2007 - (tarif à sept euros)
Des sachets de sucre en poudre Mascarin sont offerts à chaque visiteur.

Site du Groupe Quartier-Français
http://www.gqf.com/

Usine du Gol - horaires de visite

<<< Août 2008 - Usine sucrière du Gol à St-Louis - Local d'accueil des visiteurs, avec projection de film (à gauche), et boutique (à droite).

Visites sur réservation au 02 62 9105 47
du mardi au samedi 
le matin
de 9 h à 10 h 30 et de 11h à 12 h 30 et
 l'après-midi de 13 h 30 à 15 h et de 15 h 30 à 17 h.

Local de projection - visite de l'usine du Gol Usine du Gol - boutique

Frédeline, le musée de la Saga du rhum

photos a. m.

 
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