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Vers les Puys Ramond  
Vers le Piton Rouge
Vers le Piton de Bert 
Descente vers les Puys Ramond
Retour par la caverne du Piton Chisny

Les Puys Ramond
Nous descendons presque à regret du Piton de Bert, abandonnant un spectacle à 360° sur plusieurs kilomètres, au dessus de la couche nuageuse, encore stationnée en haut des Grandes Pentes. La carte IGN au 25 000è de 1992 faisait poursuivre le GR R2 variante le long du rempart de l'Enclos sur environ 250 m avant de descendre vers les Puys Ramond. Une autre bretelle existait également, un bon demi-kilomètre plus loin ... La carte IGN de 1997, elle, ne mentionne plus ces deux tracés, et propose uniquement de contourner le Piton de Bert par le sud-ouest pour rattraper l'ancien cheminement un peu plus loin. Ce parcours emprunte tout simplement le lit d'une petite ravine ! Heureusement, le temps est relativement sec, car nous allons devoir franchir plusieurs passages boueux, d'ailleurs balisés par de petits poteaux en bois de branles, peints en blanc. Nous sommes d'ailleurs dans la zone de Foc Foc, connue des météorologues pour ses records mondiaux de précipitations, notamment 1 825 mm de pluies en 24 h en janvier 1966.

Zone marécageuse

<<<  Nous laissons le Piton de l'Eau sur notre gauche, non loin du bord du rempart (à ne pas confondre avec celui en dessous du rempart de la rivière de l'Est). Ici, à gauche du sentier, une zone circulaire d'une vingtaine de mètres de diamètre, pratiquement plate, marécageuse, au milieu des branles. Nous allons rencontrer de nombreuses libellules, dévoreuses de moustiques, elles devraient venir dans les Bas pour se régaler !

 >>> Nous allons traverser de nombreux petits filets d'eau, qui vont grossir le bras d'Alix, qui se jette dans la ravine Basse Vallée ou alimenter la source Repiquet ... Les Puys Ramond grossissent à vue d'œil et bientôt nous apercevons plus distinctement un curieux petit piton de scories que le sentier va d'ailleurs longer par l'ouest.

Descente dans Foc-Foc
Rencontre du premier Puys

<<<  Ce piton (2 138 m), non dénommé sur les cartes, à cinq cents mètres au nord-ouest du groupe principal des Puys Ramond, s'élève au beau milieu des brandes, et ses pentes sont restées vierges de toute végétation ...

  >>> L'ascension au sommet se révèle pleine de surprise : il présente une ouverture béante, profonde (la chute d'une pierre en témoigne !), et quelques branles poussent sur le pourtour.

Ascension du premier Puys

Contemporain de Bory de St-Vincent, Louis-François Ramond de Carbonnière (1755-1827), a été le secrétaire du Cardinal de Rohan, il a étudié les Pyrénées Centrales alors qu'il accompagnait son maître, en cure à Barèges en 1787.  

  >>> Nous poursuivons notre descente, cheminant invariablement parmi les branles, sur un sentier qui utilise au mieux la nature du terrain, ici un petit tunnel de lave ! Nous allons laisser à notre gauche un autre petit piton semblable, mais bien à l'écart du sentier et que nous ne visiterons pas  ... Plus loin, au nord-est, sur le bord du rempart, dépasse le piton Taye Poule, au nom bien évocateur ...

Cheminement sur un tunnel de lave
Cratère de gratons

<<<   A droite, à une dizaine de mètres, un autre cône de scories, dont la bouche a été envahie par la végétation ...

>>>  Le sentier va passer entre les deux cônes principaux, les plus au sud. Le Puys situé à l'ouest (2 108 m) a l'aspect du Chisny, recouvert dans sa partie basse de lapilli, ici, de couleur grise, et en montant vers le sommet, on retrouve une zone de projections soudées. En haut, une excavation peu profonde, en pente douce, parsemée de lapilli de couleur rouge, avec au milieu une station de l'observatoire

Au pied du Puys sud-ouest

Panorama vers le sud-est
Il est bientôt midi, cela fait une petite heure que nous avons quitté le Piton de Bert, c'est l'heure de la pause casse-croûte, entre les puys principaux, qui auraient moins de cinq mille ans  ... 

Puys

<<< Au bord du sentier, à l'est du pied, une nouvelle bouche, ressemblant à La Soufrière, (celle encore des années 70, où un unique madrier tenait d'un bord à l'autre ). Devant cette multitude d'excavations, c'est là que la dénomination de puys prend tout son sens !

>>>  Une végétation luxuriante apparaît soudain dans cet environnement hostile, favorisée par un micro-climat humide et chaud, et une magnifique canne marron, en fleur, se dresse, au milieu de nombreuses autres variétés prospérant d'habitude à une altitude moindre ...

Malheureusement, les nuages montent par vagues des vallées de Langevin et Basse-Vallée. A une vingtaine de mètres, vers l'est, un autre cratère, d'un style complètement différent : un vaste entonnoir, dont on perçoit le fond grâce au miroitement d'une large flaque d'eau ... Deux trouées, ou peut-être la naissance d'un nouveau mini cratère sur son bord ouest, permettent de s'approcher du trou béant, sans monter sur les flancs ...  (ci-dessous)

Canne marron
Cratère dans les nuages

Le sentier contourne le Puys ouest pour repartir vers le sud-est. Malheureusement, à cette altitude, nous sommes désormais enveloppés par les nuages et nous ne pouvons pas apercevoir le Piton Rick, à cinq cents mètres au sud, de même que l'antenne du PGHM, vue en descendant. Nous faisons demi-tour ...

Suite et fin !  Retour par la caverne du Piton Chisny

Ce parcours est décrit, parmi  les "21 itinéraires du sommet du volcan à l'océan", dans le remarquable livre-guide de Jean-Luc Allègre, photographe-éditeur, 
"Le guide du piton de la Fournaise", Découverte et Randonnées. 
Cet ouvrage, paru récemment, comporte de nombreux conseils pratiques, des cartes et des photos, 
de paysages, d'arbres, de plantes et d'animaux rencontrés ...
Un livre de référence sur le volcan à commander chez JL.ALLEGRE@wanadoo.fr ou par  tél-fax  au 02 62 33 30 08.

photos a. m.

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